dimanche 27 septembre 2009

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Il y avait Bon Iver l'année passée, cette année Volcano Choir sort l'album le plus lumineux de l'automne.

Le shoegazing semble etre à a la mode, après The Pain Of Being Pure At Heart:

Un autre groupe en girl, avec un clip a regarder tout les matins:

Dans la lignée de Sun Dial et Wolfmother:

Un mélange entre Cocteau Twins et les Mary Chain:

Un double ii tres irritant, mais une chanson assez sympathique:

Et pour finir une chanson indescriptible:

vendredi 25 septembre 2009

HEALTH Get Color


Propulsés sur le devant de la scène par le duo electro le plus hype du moment, les déjà illustres Crystal Castles - pour qui ils avaient, entre autre, l’habitude d’ouvrir le bal - les Californiens de Health se forgent en deux ans une notoriété croissante au sein de l’underground américain. Férus de noise rock, d’indus et d’expérimentations en tous genres, ces quatre échevelés en manque d’innovation déversent avec leur premier opus un véritable raz-de-marée sonore, dont l’apprivoisement requiert l’abandon total de l’âme et du corps, pourrait-on dire. Un succès limité donc, par l’hardiesse et l’hermétisme de leurs compositions, dans le labyrinthe desquelles les plus opportunistes pourront, seuls, se frayer un chemin. Leur collaboration avec les Crystal Castles sur le titre « Crimewave » représente ainsi l’opportunité de s’ouvrir à un public international plus large, de s’inscrire dans une mouvance plus pop, en quelque sorte.

Avec Get Color, Health est sévèrement attendu au tournant. Il était aisé (mais hâtif !) de prévoir un adoucissement de leur part, une sorte de retraite vers un son plus clair, plus mélodieux, plus abordable, accessible aux masses, car musique expérimentale et business n’ont jamais et ne feront sans doute jamais bon ménage. Malheureusement pour les amateurs d’electro pop dansante et chaleureuse, nos quatre américains semblent plus que jamais déterminés à poursuivre leurs pérégrinations sonores, mais avec encore plus de lourdeur et de métallisme. Seul «
Die Slow » fera ici figure de tube glacial, de part sa mélodie envoutante, très cold wave, sa rythmique syncopée et son refrain entêtant, voué à hanter indéfiniment nos pauvres âmes hypnotisées. Une chanson peut-être plus facilement pénétrable que les autres, mais certainement pas calibrée pour les ondes : le synthé est toujours haletant, les guitares se crispent, hésitent, tâtonnent, hurlent à la mort. La voix, systématiquement en retrait, vient se poser sur ce chaos sonique telle une obsession imperceptible, indicible et immatérielle. Le son de Health ne s’est pas oxydé, il est, bien au contraire plus vif et éclatant que jamais.

Les influences à évoquer seraient multiples et variées. On pensera à
Deerhunter pour le goût des saturations planantes, à Sonic Youth pour la dissonance des accords et des gammes, à Cabaret Voltaire période Three Mantras pour les arrangements bruts et mécaniques, à Throbbing Gristle pour l’entrechoquement incessant des sons. Health synthétise à la fois les élans hypnotiques de la musique noise, les nappes sonores de l’atmosphérique Klaus Schulze, la volonté de nous porter vers la transe, à l’image des polyrythmies tribales africaines ou sud-américaines, et les voix cosmiques, lancinantes du psychédélisme acidulé des Spacemen 3. Un bouillon sonore qui nous aspire, nous dissout, nous impose d’oublier la norme et de bannir la raison, qui nous oblige à bâtir au sein même de cet abîme un halo à notre image. Health se vit plus comme une expérience que comme un ouvrage musical au sens commercial du terme. « In Heat », qui ouvre l’album, témoigne de cette propulsion sidérale : elle se pare d’emblée d’un amas sonore fracturé, guitare et synthé se complètent, se répondent sur fond de batterie grondante, la reverb’ est à son comble, tandis que la voix, mélodieuse et voilée, se laisse porter et vogue au gré des attaques soniques. Ce premier morceau nous montre la voie, une voie étroite et tortueuse, qui ravira les auditeurs en quête d’un souffle nouveau. « Nice Girls » poursuit le périple avec un dynamisme entre shoegaze et punk 80’s, déverse un brouillard électrique à couper au couteau. a voix fait des apparitions soudaines, nous surprend au rythme d’une batterie plus énergique que jamais, tandis que les nappes, toutes en nuances, se retirent brièvement.. « Death+ » ferait figure de titre electro, de part sa phrase de synthé répétée à nous en faire perdre la tête ; personne ne sortira indemne de son ascension fulgurante et dissonante, qui la métamorphose en véritable séisme sonore. Avec « Before Tigers », l’auditeur se voit plongé dans une atmosphère très dream pop à la Telescopes, voir Sigur Ros grâce à cette voix flottante qui semble échappée de l’au-delà ; l’intensité est tue un instant pour faire place à une ballade hypnotique qui contraste à merveille le déluge de « Death+ ». Au contraire, « Severin » nous accueille avec un larsen criard, aux limites de l’inaudible, et des plages sonores plus vives que jamais. Le batteur s’emballe, frappe plus fort encore, les guitares sont on ne peut plus menaçantes, la marche suit son cours. « Eat Flesh », lui, est véritablement le titre indus de l’album. Le groupe adopte un versant très electro qui aura tendance rappeller le mythique duo Suicide, dont la violence aurait été décuplée, et auxquels on aurait administré speed et acides en tous genres. « We Are Water » reprend cette recette : le son est mécanique, métallique, la mélodie, dans l’ombre de Chrome, se faufile entre les sons et nous emporte, nous transporte. Son dénouement progressif aux sonorités évoquant Kraftwerk ou Tangerine Dream, annonce la couleur finale de l’opus avec l’excellente plage « In Violet », parsemée d’échos et de delay incessant. Ce morceau est le plus long de l’album (6 :15 au compteur), celui qui se laisse le plus de temps pour démarrer et prendre, lui aussi, son envol. Le synthé et les voix procurent une dimension très mélancolique à l’ensemble, très krautrock dans l’âme. Un titre planant qui apaise et nous rappelle le goût du groupe pour les nuances et les contrastes. Son aboutissement est une pure merveille en la matière.

Certains trouveront certainement cet opus décousu, agressif, indomptable. On pourrait certes, lui reprocher son manque de cohérence, mais ce n’est pas mon cas, et je soulignerai pour finir l’audace d’artistes qui, même révélés au grand public, ont su rester fidèles à la voie qu’ils s’étaient données, concilier leurs riches influences et marquer d’une trace indélébile une scène actuelle qui oublie (trop ?) souvent que la musique doit aussi être une expérience de l’instant, un partage intense qui peut parfois nous emmener bien plus loin que chez notre disquaire. Une réussite, dont la sortie est prévue pour le 12 octobre prochain !

Sebastien F.

jeudi 24 septembre 2009

Deerhunter Microcastle



Deerhunter est un groupe formé en georgie (l'état) articulé autour du chanteur et musicien Bradford Cox (qui publie d'ailleurs de magnifiques mix sur le blog du groupe). On se demande dans quelle catégorie peut-on placer le groupe tant les influences sont diverses. On pense bien sur aux groupes de shoegazing ou aux compiles nuggets.Pour appréhender Microcastle il faut d'abord se pencher sur l'opus précédent du groupe Cryptograms.
Cryptograms donc, est un ovni à l'ère du mp3. C'est un album, un vrai, quelque chose de cohérent. Un album qu'on ne peut écouter morceaux par morceaux, composé de deux partie: la première sorte de jam sous acide qui lorgne du coté de Wire, Pavement et autre Mary Chains, puis une deuxième qui révèle le talent du groupe pour les pop song oniriques.
On a alors beaucoup de raisons de se réjouir a la sortie de Microcastle, mais a la première écoute on est un petit peu déçu par ce nouvel album: plus d'expérimentations sonores et soniques mais un album presque trop sage. Puis une deuxième écoute permet de comprendre, Deerhunter ne sont plus les apprentis sorciers du début, ils sont devenus des magiciens de la pop. Les chansons se révèlent plus complexe, Nothing ever happened avec son coté très New York, très Strokes, qui se termine sur trois minutes de brouillard électrique, Twilight at carbone lake magnifique balade qui fait penser aux anciens Sigur Ros, une première partie langoureuse qui débouche sur un déluge sonore qui ferait rougir My Bloody Valentine. Agoraphobia qui évoque encore une fois un Julian Casablancas qu'on avait depuis longtemps perdu. Green jacket et son piano entêtant qui ferait une merveilleuse berceuse dans un film de David Lynch.
Apres cela, on se rend bien compte que Deerhunter est de loin le meilleur groupe indé Américain, bien que Microcastle soit plus éthéré que son petit frère, c'est un disque qu'on souhaiterait oublier pour pouvoir le découvrir encore et encore. Alors ils ne feront jamais la première partie de U2 (quoique ces braves gaillards altermondialiste on peut être du goût, qui sait), on leur décerne sans problème le titre de meilleur groupe Américain actuel.

A noter qu'un bonus disque est sorti avec Microcastle, et qui vaut le détour rien que pour les 10 minutes de Calvary scars II.

Bonus:

mercredi 23 septembre 2009

M83 Saturdays=Youth


Sorti en 2008, Saturdays=Youth est probablement un des meilleurs albums de l'année dernière. Et il est passé inaperçu, en France du moins.
M83 aka Anthony Gonzales est pourtant bien francais, et a 24 ans il compte déjà 5 albums a sont actif, qui sont tous plus géniaux les un que les autres. D'abord en duo puis en solo, il a réalisé une bonne partie des meilleurs albums electroniques Francais, bien mieux que Air post Moon Safari ou bien mieux que Justice ou Daft Punk qui comme lui s'exportent aux Etats-Unis.
Ce dernier opus peut paraître moins violent, moins urgent que les derniers (cf teen angst ou asterick), et on pourrait le classer facilement dans la catégorie "lounge music", un disque qu'on pourrait passer pour impressionner ses amis en même temps que le crumble aux pommes, mais cela serait une grossière faute de goûts.
A travers cet album, M83 explore l'adolescence, un thème qui lui est cher (il rêve de travailler avec Gregg Araki ou Larry Clark) et le titre de cet album -Saturdays=Youth- évoque les samedis de notre jeunesse, les premiers moment de liberté. Musicalement on ne peut que penser aux Cocteau Twins, My bloody Valentine ou Ride (M83 évoque lui Talk Talk ou le groupe avec le nom de le plus ridicule de l'histoire "Tears for fears"). Le disque s'ouvre avec you, appearing et ses notes de piano entêtantes, on retiendra aussi skin of the night, magnifique balade symphonique, couleurs chanson qui nous fera danser en plein spleen, ou we own the sky et son très beau clip, seul point "négatif", graveyard girl, avec ses accents trop tubesques (et qui surprise a été remixée par le très éclairé Yuksek)
Ce qui fait la force de M83, c'est que même sans comprendre un mot des paroles, on comprend tout a fait que ces chansons parlent des premiers amours, premiers échecs, premières expériences, ce sentiment de puissance et de faiblesse propre a la jeunesse.
M83 a ouvert pour Depeche Mode en France, on espère que son pays d'origine est enfin près a reconnaître un artiste de talent.

Et en bonus un tres bon remix des Midnight Juggernauts

mardi 22 septembre 2009

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En cette période de rentrée on ne peux pas passer a coté du groupe qui a coup sur va faire du bruit cet automne: the xx. Alors deux chansons pour se faire une idée:

Jay-z en profite aussi pour sortir un album pas tip top, on se rattrape donc avec une chanson présente sur "A prelude to blueprint 3":

Cet été personne n'a pu échapper au remix ultra relou de Kid Cudi par les crookers, et bien Kid Cudi se débrouille tres bien tout seul:

On espère plus grand chose des Strokes, mais chacun des membre font des merveilles en solo, au tour de Julian Casablancas:

En vrac
La très prolifique Ellen Allien revient avec ep genial:

Un autre groupe qui va faire parler de lui:

Un lyrisme digne d'Antony:

On profite de la remasterisation du chez d'oeuvre des Stone Roses pour se replonger dedans:

Et pour le mot de la fin, on se penche sur l'album d'Amanda Blank. Amanda blank entendue sur l'album de l'affreux Yuksek, ou alors sur celui de NASA. Elle revient en solo: